Dématique Mars 2012 - Trois questions à

Dématique Mars 2012 - Trois questions à QWEEBY

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Dématérialisation des factures : Enfin l'envol ?

Trois questions à Eric Wanscoor, Président de Qweeby


La lettre de FedISA/ Pourquoi n'y-a-t-il, selon vous, que 10% environ des 3 milliards de factures émises annuellement en France, à faire l'objet d'une dématérialisation à laquelle tout le monde, pourtant, ne semble voir que des avantages ?

Eric Wanscoor/ Il faut d'abord préciser que les trois milliards de factures en question souffrent d'un léger effet d'optique, puisque elles sont nombreuses à passer par plusieurs acteurs, entre l’émetteur et le payeur, donc à avoir plusieurs vies et formats. Par exemple les opérateurs de numérisation, de solutions de contrôle facture, de courrier industriel…. Chacun voit midi à sa porte et peut démontrer de réelles économies sur sa partie. Mais l'accumulation de toutes ces « facturations » fait monter l'addition.

Vous avez raison : il y a bien des intérêts à dématérialiser les factures. Que cela soit à réception (facture entrante), en organisant la numérisation des documents papier reçus et en récupérant certaines données dans le système d'information, grâce à un logiciel d'OCR. Ou bien sûr à l'émission, puisque l'entreprise s'affranchit alors de l'impression et des frais d'envoi. Ce qui, dès qu'on atteint une quelques milliers de factures, c'est à dire les volumes d'une PME, représente de belles économies.

Cependant, les freins persistent D’une part du fait du nombre d’acteurs qui se positionnent sur la chaîne de traitement des factures, et d’autre part à cause de la complexité apparente qui règne encore sur le terrain juridique, sur celui du fiscal ou encore celui de l'interopérabilité. Cette confusion arrange bien les intermédiaires, qui n'ont aucun intérêt à simplifier le processus pour les émetteurs de factures. Ce que justement, avec notre solution chez Qweeby, nous entendons changer.

La lettre de FedISA/ En quelques mots - pour aller plus loin, essai libre et gratuit sur www.qweeby.com, NDLR – comment fonctionne votre solution ? Et qui paye ?

Eric Wanscoor/ Le principe est de permettre à une entreprise de nous confier, au format PDF, l'ensemble de ses factures tel qu’elles sont réalisées par son outil de gestion commerciale ou de facturation. Qweeby se charge alors de les mettre au(x) format(s) technique(s) permettant leur récupération directe par le système d'information du client destinataire... Ou de l'opérateur qui s'occupe de la réception de ces factures, comme c'est souvent le cas chez les grands donneurs d'ordre, par exemple dans la grande distribution. ..

Techniquement, notre client n'a qu'à charger un petit exécutable qui se charge des traitements à l’émission (y compris la signature avec le certificat de l’émetteur). Nos premiers clients sont en production depuis l'automne. Nous avons vraiment voulu que pour eux, cela devienne aussi facile que l'envoi d'un courrier. Car une telle évolution dans les pratiques de facturation prend tout son sens lorsque vous pouvez l'appliquer à la plus grande partie de votre flux. Ce qui nous impose aussi chez Qweeby de déployer rapidement les interfaces avec les nombreux systèmes EDI qui existent chez les donneurs d'ordre.

La lettre de FedISA/ Nous comprenons donc que c'est l'émetteur de la facture qui paye et seulement lui ? Un peu surprenant lorsque l'on considère les gains de traitement côté grands donneurs d'ordre.

Eric Wanscoor/ Lorsqu’on envoie un courrier, c’est l’émetteur qui paye. Certes le récepteur y trouve son compte et il pourrait contribuer aux coûts. Les choses vont certainement évoluer avec la diffusion de l’interopérabilité. De plus en plus de PME se voient proposer des certificats par leurs banques, des coffres-forts électroniques par leurs assurances, et maintenant un système simple d'émission de factures dématérialisées qui ne les oblige pas à passer sous les fourches caudines de chacun de leurs grands clients. Leur intérêt, évident, est de n'avoir qu'une seule solution pour l'ensemble de leurs clients. L'efficacité a horreur de la complexité et nous avons vu par le passé bien des usines à gaz technologiques finir par se simplifier sous l'effet des lois naturelles du marché. Il y a bon espoir qu'il en soit ainsi pour la facture dématérialisée.

http://www.fedisa.eu/fedisa2007/info.php3?page=ARTICLES&id=639

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